Quelques mots du Président de la Fédération des Chasseurs de la Creuse

Nous sommes uniquement dans un cadre dérogatoire de régulation.

Les intérêts particuliers ne font pas l'intérêt général, celui-ci doit primer face à la propagation du virus.

Le vocabulaire est choisi, il n'y a pas de chasse, il n'y a pas de destruction, mais avec le mot régulation les chasseurs gardent la main mise sur les prélèvements. En respectant bien entendu les propriétaires agricoles et forestiers. Cet arrêté doit permettre de limiter les dégâts donc il a une incidence sur les finances de la fédération et nos relations avec les propriétaires.

Je remercie l'administration creusoise qui par cet arrêté permet de réguler avec une certaine souplesse, par rapport à d'autres départements (pas de limitation du nombre de chasseurs,pas de limitation d'horaire ) mais par contre précise avec rigueur les conditions sanitaires. Je remercie également le député Jean Baptiste Moreau qui nous a apporté son soutien.

Face à cet arrêté la position est de défendre notre chasse populaire en Creuse et la pratiquer demain sans restriction.

Il est bien évident que je ne lacherai rien, le chasseur creusois n'est pas le simple régulateur d'une administration parisienne et qu'à la fin du confinement toute la chasse plaisir, toute la chasse loisir, tous les modes de chasse doivent s'exercer comme avant.

Le service technique continuera d'assurer le suivi sanitaire et reste à votre disposition .

Vous devez obligatoirement nous communiquer vos prélèvements afin que la fédération en fasse une synthèse à l'administration.

Pendant cette période tous les accompagnateurs sont exclus, mais tout titulaire d'un permis validé ,d'une assurance, d'une carte, d'une invitation peut participer à la battue.

Gardez bien le numéro de téléphone des participants pour la traçabilité en cas de problèmes sanitaires.

Dans cette période très difficile, les décisions ne sont pas faciles à prendre mais le sont toujours dans l'intérêt général et avec sagesse pour l'avenir de notre mode de vie.

Cordialement

Jean François Ruinaud